Dans des études assez récentes, il a été montré que les fumeurs n'ont pas la même alimentation que les non-fumeurs.
Les fumeurs consomment plus d'énergie (4,9 %), de lipides (3,5 %), de lipides saturés (8,9 %), de cholestérol (10,8 %) et d'alcool (77,5 %). En revanche ils consomment moins de lipides polyinsaturés (6,5 %), de fibres (12,4 %), de vitamine C (16,5 %), de vitamine E (10,8 %), et de ß-carotène (11,8 %) que les non fumeurs.
On peut expliquer une partie de ces différences par la diminution de la perception olfacto-gustative : elle entraîne des choix alimentaires plus goûteux, donc en général plus riches en lipides, souvent saturés en occident!
Pour la même raison, le fumeur mange peu de légumes et de fruits et il avoue les trouver insipides. Ainsi, le régime spontané du fumeur, riche en graisses saturées et en sel, pauvre en fibres et en nombreux micronutriments (Bridges et al., 1990) explique en grande partie la prévalence des maladies cardio-vasculaires et celle de certains cancers chez ce sujet.
On note également des consommations augmentées d'alcool (de + 20 à +40% selon les études!!), vraisemblablement liées à l'aspect convivial de la consommation de tabac.
On peut aussi rapporter des consommations accrues de café et de thé chez les fumeurs : il semble que ce phénomène soit du à la caféine, qui est éliminée beaucoup plus rapidement chez le fumeur que chez le non-fumeur. Pour compenser cette action plus courte, on en consomme plus.
Source : Pr Jeanine Louis Sylvestre, "Comportement alimentaire et tabac"
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