De tous le composés présents dans le tabac, c'est la nicotine qui joue un rôle important dans le métabolisme énergétique du fumeur : elle entraîne en effet une augmentation des cathécholamines dans le sang, ce qui a pour incidence d'inhiber en partie la sécrétion d'insuline (donc de limiter la fabrication de masse grasse) et en même temps de favoriser l'utilisation des réserves adipeuses : lorsqu'une personne fume, elle n'a pas la même réserve adipeuse que si elle ne fumait pas.
C'est d'ailleurs pour cela que les fumeurs sont habituellement en sous-poids de quelques kilogrammes. De là à fumer pour perdre du poids, c'est un pas que certains franchissent sans problème, sans se préoccuper du fait que fumer est bien plus nocif en termes de santé que la prise de quelques kilos.
D'autre part, en ayant une incidence sur le taux d'insuline, la nicotine limite les variations trop importantes de la glycémie (= taux de glucose dans le sang), ce qui a des impacts sur les sensations de faim (on dit couramment qu'un fumeur a moins d'appétit qu'un non-fumeur). La cigarette est une sorte de coupe-faim.
Source : Pr Jeanine Louis Sylvestre, "Comportement alimentaire et tabac"
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