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L'alimentation des seniors

Veiller à un apport énergétique suffisant

L'un des poncifs en ce qui concerne l'alimentation des personnes âgées est que, lorsque l'on est vieux, on a besoin de moins manger. Certes, il est vraisemblable que l'activité physique diminue, lorsque, lors de la vie active, les gens avaient un travail physique. Mais c'est loin d'être le cas de tous les retraités : un certain nombre d'entre eux avait une activité professionnelle peu physique (travail sédentaire, de bureau...), d'autres gardent ou commencent des activités physiques.


Par conséquent, le besoin énergétique ne diminue pas obligatoirement, et il ne faut pas se laisser aller à diminuer les rations alimentaires, car le risque de dénutrition existe réellement. Avec pour conséquence d'affaiblir l'organisme, et de le rendre plus sensible aux pathologies liées au vieillissement.


D'autant plus que d'autres phénomènes risquent de diminuer la prise alimentaire : la lassitude de préparer les repas, surtout lorsque l'on se retrouve seul, après le décès du conjoint : la tentation est grande de ne plus cuisiner, de grignoter à la place du repas un morceau de pain et de fromage. Surtout si un problème dentaire "s'en mêle", limitant encore les possibilités de mets aux aliments qui ont peu besoin d'être mâcher. Ce problème de dentition, en limitant le choix alimentaire, va être la cause d'une alimentation peu attractive, peu attirante, et donc... peu consommée!


La prise d'une quantité impressionnante de médicaments avant les repas peut également entraîner une diminution de l'appétit et une moindre consommation alimentaire.


D'autre part, l'avancée en âge entraîne des modifications physiologiques, et l'une d'entre elles influe sur la perception du goût : avec l'âge, les cellules du goût se renouvellent moins vite, et la sensibilité aux différents goûts diminue : tous les goûts se ressemblent, avec l'impression de manger toujours "à peu près la même chose", ce qui n'ouvre pas particulièrement l'appétit. Les mets se doivent donc d'être affirmés en terme de goût, suffisamment épicés et poivrés, les saveurs doivent être bien marquées, et assez corsées pour qu'il soit possible de les différencier les unes des autres. Pour limiter la perte du goût, il est conseillé de mâcher les aliments (le goût se développe dans la bouche, et, plus les aliments y restent, plus ils ont "du goût"!), et de boire suffisamment (car la déshydratation influe sur la perception des goûts).


En tout état de cause, l'apport énergétique ne devrait jamais être inférieur à 1500 kcal/jour, ou exprimé en fonction du poids, à 30 kcal/kg.


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