Dans le diabète de type 2, deux mécanismes conduisent à l'élévation du glucose dans le sang : le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline (c'est le déficit en insuline) et les cellules sont moins sensibles à l'insuline, c'est ce que l'on appelle l'insulinorésistance. En fait, l'insuline ne permet plus (ou permet moins!) au glucose d'entrer dans les cellules-cibles (muscles, foies, adipocytes), et le glucose reste donc dans le sang!
Avant tout traitement médicamenteux, les protocoles prévoient l'adaptation de l'alimentation du patient : en effet, celui-ci est très souvent en surpoids, et c'est en partie parce que les cellules adipeuses sont 'pleines' que l'insuline est moins efficace pour 'stocker' le glucose sous forme de triglycérides. Par conséquent, le fait de perdre de la masse grasse permet de retrouver une certaine sensibilité à l'insuline. C'est donc la première approche du traitement : adopter de bonnes habitudes alimentaires (sur la base d'une alimentation équilibrée), afin de perdre un peu de poids (quelques kilos perdus peuvent suffire à normaliser une glycémie un peu haute). Malheureusement, cette phase-là de la thérapie est souvent ignorée des médecins, qui préfèrent prescrire dès la découverte du diabète, des médicaments!
Le traitement médicamenteux peut se faire sur plusieurs axes :
- rendre les cellules plus sensibles à l'action de l'insuline (biguanides)
- stimuler le pancréas pour fabriquer plus d'insuline (sulfamides, glinidines)
- limiter l'absorption du glucose lors de la phase digestive (inhibiteurs des alpha-glucosidases)
La façon dont le patient va s'alimenter est essentielle, puisque c'est grâce à cette phase alimentaire qu'il va pouvoir perdre un peu de poids si nécessaire.
D'autre part, du fait des prises médicamenteuses, et pour aider à la régulation glycémique, il est conseillé d'éviter la prise de produits sucrés ou riches en glucides seuls, hors repas. On pourra se baser sur l'index glycémique des aliments, même si celui-ci est actuellement controversé dans son utilisation.
Par contre, dans le cadre du repas, il est tout a fait possible de consommer des aliments sucrés, en quantité raisonnable bien sûr, si le repas est suffisamment complet et complexe à digérer : ce qui revient à dire qu'il suffit d'avoir une alimentation équilibrée.
De même en ce qui concerne les matières grasses et les aliments riches en graisse : les principes généraux sont les mêmes que ceux d'une alimentation équilibrée, à savoir ne pas consommer trop fréquemment d'aliments riches en graisse (fritures, pâtisseries salées et sucrées, charcuteries), et choisir habilement les types de matières grasses d'assaisonnement, en privilégiant celles riches en acides gras mono insaturés et poly insaturés, et en veillant à un apport adéquat en oméga 3 (huile de colza, de noix...).
Enfin, afin de retrouver une sensibilité à l'insuline au niveau des cellules musculaires, l'activité physique est fortement conseillée.
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