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Diabètes et alimentation

Diabète de type 1

La régulation du taux de glucose dans le sang se fait grâce à plusieurs hormones, l'une d'entre elle étant l'insuline.
L'insuline est fabriquée par le pancréas, et a pour action de faire diminuer la glycémie lorsque celle-ci est trop élevée, en permettant au glucose d'entrer dans les cellules du foie et des muscles (le glucose est transformé en glycogène) et dans les cellules du tissu gras (les adipocytes), le glucose étant là utilisé pour synthétiser des triglycérides (constituant ainsi une réserve énergétique). L'insuline agit également en limitant la libération du glucose par le foie (inhibant la transformation du glycogène en glucose).


Dans le diabète de type I, les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline sont en partie ou en totalité détruites, et donc inopérantes. La seule solution est donc de "compenser" ce déficit d'insuline en en fournissant par voie médicamenteuse, plus exactement en injectant l'insuline, car si elle était prise par voie orale, elle serait "digérée" (l'insuline est une protéine).
Le diabète de type I atteint plutôt des personnes jeunes (on l'a appelé un temps diabète juvénile). Certains symptômes doivent faire penser à un diabète : polydipsie (le patient boit énormément), polyurie (il urine beaucoup également), amaigrissement...


Il existe plusieurs types d'insulines médicamenteuses : insulines lentes, rapides, selon leur mode, leur rapidité et leur durée d'action. En général, chaque patient utilise plusieurs insulines, pour reproduire la sécrétion physiologique : celle-ci est constituée par une sécrétion de base, augmentée de pics de sécrétion au moment des repas, ces sécrétions étant stimulées par la présence du glucose (issu de la digestion des glucides). Les injections d'insuline essaient de reproduire ce schéma, le patient se fera donc des injections plusieurs fois par jour.
Les objectifs de traitement sont généralement d'obtenir une glycémie à jeun inférieure à 1,40 g/l, une glycémie post prandiale (c'est à dire après le repas) inférieure à 1,80 g/l et une hémoglobine glyquée (HbA1c) inférieure à 7% (l'hémoglobine glyquée ou glycosylée est un marqueur du niveau de glycémie sur plusieurs semaines : inférieure à 7%, elle permet d'affirmer que l'équilibre glycémique est réel, et que les risques d'apparitions des complications sont faibles).


en savoir plus sur l'insuline


La façon dont le patient va s'alimenter est particulièrement importante, car il est nécessaire que la quantité de glucides de l'alimentation corresponde à la dose d'insuline injectée : si l'apport en glucides est trop conséquent, la glycémie restera trop élevée après le repas; si, à l'inverse, l'apport en glucides est insuffisant, le taux de glucose ne sera pas assez élevé, et le patient risque une "hypoglycémie" (malaise, sueurs..).
Les prises alimentaires seront donc concordantes avec les injections d'insuline, en veillant d'autre part à ce que les repas ne soient pas trop éloignés les uns des autres, pour qu'il n'y ait pas d'hypoglycémie interprandiale.
En ce qui concerne les autres conseils alimentaires, et du fait des évolutions à long terme, il est conseillé d'avoir une alimentation préventive, pour éviter les problèmes cardio-vasculaires, qui sont une des complications du diabète. Il est donc conseillé d'être attentif à la qualité des matières grasses d'assaisonnement utilisées, en veillant à ne pas trop consommer de produits animaux (viandes, charcuteries, oeufs, produits laitiers...), riches en graisses saturées.


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