Certaines confusions se sont faites dans l’esprit du grand public entre minceur et poids-santé. Il est vrai que le corps médical est plutôt incitateur à la perte de poids lorsque celui-ci « ne rentre pas dans les bonnes cases ».
Ainsi, l’utilisation de l’Indice de Masse Corporelle (I.M.C.) classe les gens selon leur corpulence, et pour quelques grammes de trop, vous désigne comme « personne en surpoids », et donc en soit-disant danger sur le plan sanitaire. La tentation pour le corps médical est grande de vous conseiller de perdre ces quelques grammes, voire un peu plus, afin que votre IMC soit en dessous de 25, sans pourtant que vous n’en tiriez aucun bénéfice en terme de santé.
D’autre part, faire le poids le plus bas possible n’est pas un concept santé, bien au contraire : il est aussi risqué en terme de santé de peser trop que pas assez, la difficulté résidant dans le fait que ces niveaux sont à apprécier individuellement, et non pas de façon collective.
Au delà de ces aspects sociétaux, certaines femmes considèrent que le fait d’être mince permet de les distinguer sur le plan de la personnalité. Ainsi, faire attention à soi, « gérer » son alimentation pour ne pas prendre de poids, faire un régime pour en perdre, sont des actions qui démontrent des qualités de contrôle, décrivant une personne volontaire, motivée, se donnant les moyens pour atteindre ses objectifs…
Du coup, perdre du poids devient un acte fort : c’est peut-être pourquoi plus de 66% des françaises interrogées dans une étude récente (Etude CSA/Ocha 2003 : Rapport au corps et au poids, et pratiques de restriction alimentaire) aimeraient perdre du poids, et ce, quelque soit leur poids. Et plus de 50% des femmes ayant un IMC compris entre 18,5 et 25, donc considéré par le corps médical comme étant dans la norme pondérale, souhaitent perdre entre 5 kg et 12 kg.
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