Manger sert à compenser les dépenses énergétiques que notre organisme a dû effectué pour... vivre!
En général, la prise alimentaire est déclenchée par différents signaux dont la faim, elle-même déclenchée par des signaux biochimiques (taux de sucre dans le sang, acides gras, acides aminées...), hormonaux (insuline, glucagon...), voire nerveux (vue, odeur...). L'acte de manger, en produisant le rassasiement au fur et à mesure de l'ingestion, entraînera la satiété, ce qui aura pour conséquence l'arrêt de la prise alimentaire.
Cette régulation "à court terme" n'est pas très précise. Une régulation à long terme, beaucoup plus précise quant à l'équilibre énergétique, se produit grâce à différentes hormones (comme l'insuline, la leptine), en informant de l'état des "stocks" énergétiques (principalement constitués par les graisses contenues dans les adipocytes).
Mais la prise alimentaire étant un comportement, c'est le cortex moteur, et principalement l'hypothalamus, qui sera le centre contrôle de cette prise alimentaire.
En lien avec de nombreux récepteurs externes (gustatifs, visuels, mécaniques, chimiques) et internes à l'hypothalamus (sensibles aux variations de glucose, d'acides gras, d'acides aminées...), les différentes zones de l'hypothalamus communiquent entre elles grâce à des neuropeptides (neuropeptide Y...), ou à des neurotransmetteurs, et permettent d'organiser le comportement alimentaire.
Cependant, les informations reçues ne sont pas que d'ordre biochimique, elles sont aussi liées à certains apprentissages, et à la mémoire.
Ainsi, on voit bien que notre façon de manger est en lien direct avec nos apprentissages, notre culture, notre société, et que ces aspects-ci doivent être pris en compte pour comprendre le comportement alimentaire d'une personne.
Source : Patrick C. Even , Université d'été de Nutrition 2002
"Mécanismes du contrôle de la prise alimentaire"
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