Adultes, nous disposons de notions d'équilibre alimentaire et de santé dont l'enfant n’a pas conscience.
Pour cette raison, l'enfant ne peut pas choisir seul son alimentation, il n'est pas apte à gérer la composition de ses repas d’un point de vue nutritionnel.
Sans oublier que laisser le choix à un enfant peut engendrer du stress et de l’anxiété : choisir est en effet quelque chose de complexe, qui nécessite des capacités d’analyses que le jeune enfant ne possède pas encore. Ce sera donc aux parents (et non à l’enfant) de décider de la composition des repas, en essayant de proposer une alimentation équilibrée.
Il faudra trouver un juste milieu entre les aliments qu’il adore, et ceux qu’il ne connaît pas encore !
Par contre, la majorité des enfants est capable d’ajuster les quantités consommées, surtout si l’enfant a été habitué à manger selon sa faim dès son jeune âge. Les enfants savent en effet reconnaître la faim et le rassasiement (le fait de ne plus avoir faim), avant même de savoir l’exprimer verbalement : c’est ce que nous dit le nourrisson lorsque, après avoir bu une partie de son biberon, il le repousse de la main ou encore il tourne la tête – la sensation de faim a disparu, il n’a plus besoin ni envie de manger !
Ces sensations sont physiologiques, elles correspondent à l’expression de ses besoins.
Il est donc préférable de ne pas forcer un enfant à finir son biberon, puis plus tard son assiette, de façon à lui permettre d’adapter les quantités consommées à ses besoins.
Il arrive très souvent qu’au cours du repas, l’enfant (comme l’adulte d’ailleurs) ne veuille plus du plat principal, mais qu’il ait envie de manger du fromage (ou du dessert) : cela correspond aux appétits spécifiques, qu’il convient également de respecter, afin de couvrir certains besoins nutritionnels.
Enfin, les besoins de l’organisme varient d’un jour à l’autre : il n’est donc pas étonnant qu’un jour, l’enfant mange peu, et qu’un autre jour il demande à être resservi et mange en plus grande quantité : la régulation des apports énergétiques et nutritionnels se fait, non pas repas par repas, mais sur plusieurs jours. Si l’enfant veut manger plus (parce qu’il a faim), les adultes ont malgré tout comme rôle de sélectionner les aliments que l’enfant mangera en plus grande quantité, afin de ne pas déséquilibrer la ration alimentaire : on privilégiera les aliments tels que légumes, féculents, pain, fruits plutôt que de resservir l’enfant en viande, poisson, oeuf ou en produits laitiers, qui sont des aliments plus riches sur le plan énergétique, et qui surtout ne devraient pas être surconsommés !
Certains enfants ont perdu cette capacité à adapter leur consommation alimentaire selon leurs besoins. Il faut alors les aider :
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