Les problèmes de déglutition
la déglutition est un réflexe, qui peut être perturbé dans les maladies neurologiques. Lorsque le malade a du mal à déglutir, il tousse, essaie de vomir, il garde des aliments dans sa bouche, il refuse de manger... ceci entraînant des apports alimentaires insuffisants et une dénutrition.
Le réflexe de déglutition peut se rééduquer ou être stimuler : il faut alors faire appel à un orthophoniste ou à un kinésithérapeute.
D'autre part, on peut prendre des précautions pour faciliter ce réflexe : il est conseillé que le malade se tienne bien droit, y compris au niveau de la tête; la présentation des bouchées doit se faire tranquillement, après s'être assurer que la bouchée précédente ait bien été avalée, en veillant également à ce que les bouchées ne soient pas trop importantes en volume; l'utilisation de cuillères très froides peut stimuler la déglutition. On peut aussi travailler sur les textures de l'alimentation, puisque parfois, la mastication est également défaillante.
Savoir manger
eh oui, cet acte si simple et si naturel devient en lui même un problème.
Sur le plan social, lorsque l'on ne sait plus se servir des ustensiles : il existe bien sûr des ustensiles adaptés à certaines situations (assiette anti-dérapante, couverts adaptés...), mais certains malades trouveront plus simples de manger avec les mains. Il s'agit du coup d'adapter l'alimentation pour qu'elle soit préhensible (projet "manger mains" - livre "Manger mains, nouvelle texture pour nouvelle indépendance"), et de ne pas refuser que le malade mange avec ses mains : au moins il mange!
Mais aussi sur le plan alimentaire pur : ne pas (re)connaître les aliments qui sont proposés est un sérieux frein à la prise alimentaire et peut conduire à un refus.
L'expression de la faim et des envies
la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer peut ne plus percevoir la sensation de faim, et, si elle n'est pas aidée, ne tout simplement pas penser à manger! A l'inverse, la non perception de la sensation de satiété peut entraîner la prise de plusieurs repas rapprochés, la personne ne se souvenant pas avoir déjà manger.
Ces deux types de comportement vont avoir des répercussions sur le statut nutritionnel, la première situation étant en général plus préoccupante que la seconde en terme de santé, surtout s'il s'agit d'une personne très âgée.
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