Plusieurs facteurs liés à l'alimentation ont été identifiés comme étant protecteur vis à vis de la maladie d'Alzheimer ou au contraire comme étant des facteurs de risque dans cette maladie.
En tant que facteur de risque, on peut citer la teneur en aluminium de l'alimentation. Bien que l'interprétation des études menées sur ce sujet soit ambiguë (voir le site de l'ADNA), l'étude PAQUID a tout de même retrouvé un lien entre fréquence d'apparition de la maladie d'Alzheimer et teneur en aluminium de l'eau du réseau (l'aluminium pouvant être utilisé dans les traitements des eaux). Cette relation n'est cependant pas encore clairement établie, et pour l'instant, il n'y a pas lieu d'être alarmiste (rapport de l'Afssa sur les risques sanitaires liés à l'aluminium).
Au niveau des facteurs protecteurs, plusieurs aliments ou nutriments ont été identifiés :
- le vin : l'étude PAQUID a retrouvé une relation positive entre une consommation de vin modérée (de l'ordre de 0,25 à 0,5 litre par jour) et une moindre incidence de la maladie d'Alzheimer (risque 5 fois moins élevé de démence à 3 ans). Il est pourtant reconnu que l'alcool a des effets délétères sur le cerveau, ce n'est donc pas grâce à l'apport en alcool que le vin est protecteur. A noter que cette étude s'est déroulé en région Aquitaine, dans le Bordelais, et que la grande majorité de l'alcool est consommé sous forme de vin (à 85%!). Les hypothèses portent donc sur les effets antioxydants du vin, sur les effets au niveau du métabolisme des lipides...
- les flavonoïdes : le stress oxydatif joue un rôle très important dans la survenue de la démence; les flavonoïdes sont des anti-oxydants puissants, que l'on trouve dans les aliments végétaux (fruits et légumes principalement, mais thé, vin). On a pu constaté que le niveau d'apports en flavonoïdes de la ration alimentaire était inversement proportionnel au risque de démence
- le cholestérol : il n'y a pas de relation entre le taux total de cholestérol, et la survenue de la maladie d'Alzheimer, par contre, un taux élevé de cholestérol HDL semble être une protection, au même titre sans doute que dans les maladies vasculaires.
- enfin, la vitamine E joue elle-aussi un rôle protecteur : un taux plasmatique bas de vitamine E est relié à un risque plus élevé de développer une démence. Cette relation n'a pas été retrouvée aussi évidemment avec la vitamine A
Sources : Étude PAQUID
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