Le traitement des allergies alimentaires consiste en l’éviction totale de l’aliment concerné dans l’alimentation de l’enfant. A ce niveau, il convient de faire preuve d’une grande vigilance dans la recherche de la présence de l’allergène dans tous les aliments mais aussi dans tous les produits industriels entrant en contact avec l’organisme. La conduite à tenir est la lecture systématique des étiquettes de compositions des aliments et des produits pour déceler l’allergène.
L’aliment entre parfois dans la composition d’un produit sous une autre appellation. Il convient d’être extrêmement vigilant dans la lecture des compositions. Ainsi :
Sachez enfin que la composition d’un produit peut changer sans préavis, il est donc important de lire les étiquettes même sur les produits habituellement consommés.
Quelques précautions particulières sont à prendre en ce qui concerne les charcuteries fabriquées à base d’œuf et de blé ; les glaces fabriquées à partir de lait et qui peuvent contenir de l’arachide ; les frites surgelées préalablement plongées dans l’huile d’arachide ; les épices moulues qui peuvent contenir du blé ; mais aussi, les plats consommés au restaurant, les plats prêts à emporter ; les médicaments et vaccins peuvent contenir des protéines de l’œuf ; les crèmes solaires fabriquées à partir d’hydrolysats de protéines de blé (même si elles comportent la mention « hypoallergénique ») ; les produits de maquillages pour carnaval peuvent contenir des protéines de l’œuf ; la pâte à sel, colliers de pâtes, peintures sur œuf, les autocollants, la confection de gâteaux ou crêpes à l’école. Cette liste n’est pas exhaustive.
Retrouver les principales évictions sur le site www.cicbaa.com « régimes d’éviction »
Traitement en cas de choc anaphylactique
Le choc anaphylactique entraîne un disfonctionnement de l’appareil respiratoire et cardio-vasculaire. Il se traduit par une constriction des bronches, une dilatation des vaisseaux sanguins, une chute de la pression artérielle et une augmentation du rythme cardiaque.
Si l’enfant a ingéré accidentellement l’allergène et dès l’apparition des premiers signes, une injection d’épinéphrine constitue le seul traitement efficace. Il est ensuite nécessaire de conduire l’enfant aux services d’urgences de l’hôpital le plus proche pour une surveillance accrue de quelques heures.
En ce qui concerne la restauration soclaire, l’enfant atteint de troubles de la santé ne doit pas être mis à l’écart. Il convient de mettre en place une stratégie permettant l’accueil à l’école et à la cantine.
Le PAI (Projet d’Accueil Individualisé réglementé par la circulaire interministérielle n° 2003-135 du 8 septembre 2003) facilite cet accueil. Il précise les modalités d’accueil. Il est mis en place conjointement avec le chef d’établissement, le médecin traitant, l’allergologue et la famille. Son but est de protéger l’enfant et de rassurer la famille et l’encadrement. A partir de là, deux choix sont possible :
Le PAI va apporter les précisions indispensables par rapport aux repas, à la prise de médicament, aux soins d’urgence et à toutes informations nécessaire à la préservation de la santé de l’enfant et donc à sa sécurité.
Pour plus d’information : consulter l’établissement d’un Projet d’Accueil Individualisé. (3)
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